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Histoire et civilisation

Mardi 1 janvier 2008

L’intrigue de « Ka » est principalement basée à Shanghai, entre 1920 et le début des années 1930.

undefined A cette époque, Shanghai est déjà la plus grande ville de Chine : en 1930, on compte 3 millions d’habitants, dont 20 à 30 000 étrangers (Français, Britanniques, Japonais...)
 

Ce cosmopolitisme forge l’identité culturelle de la ville et contribue à l’essor du cinéma, du théâtre et de la musique (qui se met à la mode occidentale, tout en gardant ses spécificités chinoises).

 

Les Japonais, plus nombreux dans la ville après la défaite chinoise de 1895, construisent à Shanghai les premières usines. Déjà grande ville commerciale par sa position stratégique dans le delta du Yangzi, Shanghai devient un grand centre industriel et financier.

 

Mais le commerce le plus florissant est celui de l’opium. L’opium, le jeu et la prostitution constituent les activités les plus lucratives dans la ville, qu’on a pu surnommer « le plus grand bordel du monde ». Elle est la ville parfaite pour les jeux d’intrigues qui se déroulent dans « Ka ».

 

 En savoir plus sur le vieux Shanghai (en anglais) :


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Lundi 24 décembre 2007
L’ordre des tracés

Un idéogramme résulte d’un tracé précis : les traits doivent être dessinés dans le bon sens et ils doivent s’enchaîner dans le bon ordre dans un souci, non d’esthétique, mais de lisibilité.
Un trait dessiné dans le mauvais ordre est considéré comme une faute d’orthographe.
Les règles de tracé s’appliquent selon le type de traits (par exemple, les traits horizontaux se dessinent de gauche à droite) et selon leurs positions les uns par rapport aux autres.

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Jeudi 13 décembre 2007

BombarderShanghai.jpg
Janvier 1932. A Shanghai, la tension entre Chinois et Japonais – installés dans des concessions depuis la fin du XIXe siècle – atteint son paroxysme. Côté japonais, le boycott de leurs produits depuis l’été 1931 – suite à l’assassinat de Chinois dans la Corée japonaise – cause de sévères dommages à leur commerce. Côté chinois, on appelle à manifester contre l’invasion de la Mandchourie et la présence des Japonais dans la ville : les Chinois descendent dans la rue.
Le 27, le Japon rassemble ses forces autour de Shanghai, posant un ultimatum : le conseil municipal de la ville devra lui verser des indemnités pour tous dommages causés aux intérêts japonais, il devra cesser le boycott et réprimer les manifestations. Mais les troupes japonaises attaquent la ville avant la fin de l’ultimatum : l’armée chinoise résiste, et la bataille de Shanghai commence.

 « Ka » réécrit l’histoire : la suite des événements entre Chinois et Japonais dépend de la quête du sabre. Dans quelles mains tombera-t-il ? Shanghai sera-t-elle bombardée ?


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Jeudi 6 décembre 2007
Les clés

Chaque idéogramme est composé de clés, unités de base aussi appelées radicaux.
Il en existe 214. Savoir toutes les tracer permet de savoir tracer tous les idéogrammes de l’écriture chinoise et connaître la signification de chacune d’elle permet de deviner le sens de certains caractères.

Exemple : livre Livre.gif composé de dire.gif (4 traits, clé 73 : dire) et de pinceau.gif (6 traits, clé 129 : pinceau).

Dans les dictionnaires, les mots sont classés par clé, et les clés sont classées par leur nombre de traits.

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Jeudi 29 novembre 2007
Le 18 septembre 1931, une section de voie ferrée appartenant à une société japonaise est détruite en Mandchourie du Sud. Le Japon considère l’attentat comme une atteinte contre ses intérêts en Chine et envoie ses troupes dès le 19 septembre pour envahir la Mandchourie.
En réalité, l’attentat a probablement été organisé par les Japonais eux-mêmes, craignant que le Guomindang – parti nationaliste chinois – unifie la Chine. L’attentat qu’ils mettent sur le compte des Chinois leur crée ainsi un prétexte pour réaffirmer leur prééminence dans cette région.

Mandchourie.gif

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Jeudi 22 novembre 2007
Le pinyin


Le pinyin est la transcription phonétique du chinois, mise en place par le gouvernement de République Populaire de Chine à la fin des années 1950, dans le même objectif de simplification de l’écriture. Cette transcription a ensuite été adoptée au niveau international.
A un idéogramme chinois correspond une syllabe : il existe 400 syllabes en pinyin, transcrites avec les 26 lettres de l’alphabet latin.
Mais s’il y a 400 syllabes, chaque syllabe peut être prononcée selon quatre tons différents, transcrits en pinyin par des accents sur les voyelles :

1 - ton-plat.gif ton haut et plat
2 - ton-montant.gif ton montant
3 - ton-dm.gif ton montant puis descendant
4 - ton-descendant.gif ton descendant

Si on ne dispose pas des caractères accentués, on peut écrire le chiffre correspondant au ton après la syllabe concernée. Ex. : le mot vent, en pinyin, s’écrit feng1 : le ton est haut.

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Jeudi 15 novembre 2007
Ka part du contexte historique sino-japonais du début du XXe siècle et un de ses personnages a donc réellement existé : Pu Yi, connu dans l’histoire comme le dernier empereur de Chine.

PuYijapon.gif

Pu Yi, douzième empereur de la dynastie Qing, est couronné à l’âge de 3 ans, en 1908. Cependant, dès 1912, la révolution chinoise le pousse à abdiquer. La bande dessinée introduit son personnage au moment où les Japonais vont envahir la Mandchourie. C’est en effet en 1932 que les Japonais, après l’invasion de la Mandchourie, y créent l’état Manzhouguo, indépendant de la Chine, à la tête duquel ils placent Pu Yi, dirigeant d’un « gouvernement fantoche ».

puyii.JPG

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Jeudi 8 novembre 2007


Une langue d’idéogrammes


L’écriture chinoise est faite d’idéogrammes, dont les premiers datent d’il y a 5000 ans.
Ces premiers signes sont des pictogrammes, représentant avec plus ou moins de fidélité les objets dont il est question. Au fil des siècles, ils évoluent vers une forme plus symbolique.
Au XXe siècle, ces idéogrammes sont considérés par certains comme un obstacle à la modernisation du pays et à l’alphabétisation de la population. Le gouvernement de République Populaire de Chine met donc en place, à partir de 1956, une simplification de ces idéogrammes.
« Livre » :  Livre.gif

« Livre » en chinois simplifié :  Livre-simplifi--.gif

Seuls Hong Kong et Taïwan gardent les idéogrammes entiers.
La simplification provoque les critiques : simplifiés, certains idéogrammes perdent leur sens, et les Chinois se retrouvent incapables de lire les textes de leurs ancêtres.
Aujourd’hui, les idéogrammes entiers refont leur apparition.

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Jeudi 1 novembre 2007
Le scénario de « Ka », bâti autour du sabre des Takeda, motif de lutte entre tous les personnages, chinois et japonais, s’inspire de l’histoire réelle : les relations sino-japonaises à la fin du 19e et au début du 20e siècle.



La BD s’ouvre sur une défaite militaire des Chinois face aux Japonais. Cette défaite fait écho à une guerre réelle entre 1894 et 1895.

La première guerre sino-japonaise a pour principale cause la rivalité entre Chine et Japon à propos de leur influence sur la Corée.
En 1884 eut lieu un incident sanglant opposant une faction coréenne pro-Japonais au gouvernement coréen pro-Chinois mais le conflit fut désamorcé par la convention de Tientsin, qui, entre autres, restreignait les forces armées chinoises et japonaises en Corée.
La situation n’en est pas pour autant moins tendue entre Chine et Japon et lorsqu’en 1894, l’empereur coréen demande de l’aide à la Chine pour réprimer une révolte, le Japon voit dans cette intervention une violation de la convention.
En juin 1894, le Japon envoie à Séoul ses propres forces, qui s’emparent de l’empereur et du Palais Royal. Ils mettent en place un gouvernement pro-japonais qui s’octroie le droit d’expulser les troupes chinoises. La guerre est officiellement déclarée le 1er août 1894.




La Chine perd effectivement cette guerre – les historiens parlent d’une armée divisée et corrompue face à une armée japonaise modernisée depuis l’ère Meiji –, qui se conclut par la signature du traité de Shimonoseki en avril 1895. Par ce traité, la Chine reconnaît l’indépendance totale de la Corée et cède au Japon la péninsule de Liaodong, Taiwan et les îles Pescadores.



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